À première vue, c’est une moto ancienne
Mais pour les amateurs de cinéma, de musique et de culture populaire, cette Harley-Davidson WL représente bien davantage. C’est celle sur laquelle apparaît Brigitte Bardot dans un clip musical réalisé en 1967 autour d’une chanson de Serge Gainsbourg. Près de soixante ans plus tard, cette machine emblématique a retrouvé une existence physique grâce à SANTIAG, artiste installé à Saint-Tropez depuis vingt-cinq ans et connu notamment dans l’univers du tatouage et de la customisation.
Une réplique fidèle jusqu’au moindre détail
Dévoilée le 15 avril lors du vernissage de l’exposition consacrée au film Et Dieu… créa la femme au Musée de la Gendarmerie et du Cinéma de Saint-Tropez, la moto est le fruit d’un long travail de recherche et de reproduction. L’artiste affirme avoir recréé chaque élément de la Harley originale : ligne générale, autocollants, ornements et même l’aigle du guidon, reproduit « à la plume près ».
« Il ne s’agissait pas de s’en inspirer, mais de lui redonner sa silhouette exacte », explique SANTIAG dans un communiqué.
Un objet entre cinéma et patrimoine
À l’origine, la Harley-Davidson WL des années 1940 avait été personnalisée en 1967 par Maurice Combalbert avant d’être associée à l’image de Brigitte Bardot. Au fil du temps, elle est devenue l’un des symboles de l’esthétique des sixties, mêlant univers biker, chanson française et légende tropézienne. La réplique n’a pas vocation à rester dans un atelier. Elle est destinée à participer à des expositions, des tournages, des hommages ou des événements culturels consacrés à l’actrice et à l’époque qu’elle incarne.
Un artiste aux multiples savoir-faire
Diplômé en arts graphiques, maître tatoueur depuis 1985, SANTIAG a notamment travaillé pour Johnny Hallyday et réalisé plusieurs motos du chanteur. Peinture, sculpture, sellerie ou gravure : son parcours l’a conduit à développer un univers artistique marqué par le travail manuel et le goût du détail.
Avec cette Harley ressuscitée, l’artiste entend faire revivre une image devenue culte.
« Certaines images ne survivent pas seules. Elles ont besoin de passeurs capables de leur redonner une forme », souligne-t-il.
Une manière, selon lui, de raconter autrement la mémoire de Brigitte Bardot et de prolonger l’histoire d’une icône intimement liée à Saint-Tropez.
