Alice (Elodie Bouchez) et son mari Vladimir (Stanislas Merhar) se réjouissent de la naissance de leur premier enfant, Ulysse. Mais, peu à peu, ils constatent que ce n’est pas un enfant normal (taille et poids inférieurs à la moyenne) et après consultation médicale à son premier anniversaire, le verdict est radical : Ulysse est atteint d’un handicap génétique …
Vladimir part aux États-Unis où l’on offre un pont d’or à sa carrière de musicien-pianiste, tandis qu’Alice (chercheuse en sociologie) reste auprès du bébé.
Mais qu’il soit proche ou éloigné, chacun s’interroge : l’enfant pourra-t-il parler ? pourra-t-il marcher ?
Sa jeune mère se démène pour trouver la structure sociale adéquate qui lui permettrait son intégration dans une vie normale.
Laetitia Masson s’est inspiré de sa propre histoire : elle a elle-même un enfant en difficulté et son fils, qui a donc des problèmes génétiques, interprète l’enfant - lorsqu’il a déjà grandi - à qui on donne des soins intensifs.
Sur un sujet aussi délicat, le film, d’une grande sensibilité, est une totale réussite.
En s’impliquant totalement, les interprètes sont parfaits .Toujours émouvante, Elodie Bouchez, actrice fétiche de la réalisatrice, est très à l’aise avec elle. Elle interprète cette mère pleine d’attention qui refuse de renoncer devant les difficultés rencontrées que lui impose la société. C’est l’amour qu’elle porte à Ulysse qui la guide, elle ne veut surtout pas capituler et soutien son enfant en toutes circonstances.. Son inconditionnel amour maternel est parfaitement montré.
« Ulysse » était présenté en sélection officielle « Un certain regard « au dernier Festival de Cannes.
Caroline Boudet-Lefort

