« Juste une illusion » montre donc la frustration de chacun dans cette famille cependant unie dans une période où le chômage fait des ravages. Ainsi voit-on dans le film une ribambelle de cadres moyens venus solliciter un job, dans un même uniforme d’impers en mastic et d’identiques porte-documents, avec l’espoir d’un boulot que sollicite aussi le père de Vincent - aussitôt découragé, il s’en va sans attendre, ayant déjà perdu tout espoir d’avoir ce poste.
Le film est comique avec de sympathiques dialogues truffés d’humour.
Il se dégage une joie de vivre et des sentiments solides et profonds, ainsi le spectateur ressent-il le lien familial qui unit les personnages, quelques que soient les conflits et les divergences.
Les comédiens sont tous excellents et si les stars (Garrel et Cottin) attirent les regards vers eux, il y en a tout autant pour les ados. Dans le rôle de Vincent, Simon Boublil est parfait et tous ceux qui l’entourent aussi.
Auteurs de la série à succès « En thérapie », Olivier Nakache et Éric Toledano se sont beaucoup inspirés de leurs propres vies au temps de l’adolescence dans « Juste une illusion », réalisant une reconstitution ironique et affectueuse des eighties. Tous deux forment un duo inséparable dans le cinéma français : ils ont réalisés ensemble tous leurs films, comme s’ils étaient une seule et unique personne.
Caroline Boudet-Lefort

