Dans son refus de la défaite, de Gaulle – le colonel est passé général – s’est envolé pour Londres où Churchill (le Premier ministre anglais) menaçait de lui retirer son soutien et, lors du fameux « appel du 18 juin », le micro risquait sans cesse d’être coupé.
Obstiné, immense, et sans cesse droit dans ses bottes, de Gaulle a marqué l’Histoire de la France qu’il dotait, pour lui, d’une grandeur impossible à réduire. Entêté dans son refus de la défaite, il s’est octroyé le rôle de représentant de la France (« La France libre ») et a demandé aux Français de résister à l’ennemi qu’il faut éliminer.
Pourtant, déjà, certains Français prennent des risques énormes sans aucune protection pour résister face à l’ennemi. Ainsi voit-on une jeune fille (Anamaria Vartolomei) lutter à sa manière, avec un courage suicidaire. Elle se trouve sans cesse proche d’être descendue par l’ennemi, qui est partout et qui tire tant et plus. Le spectateur s’attache à ce personnage de jeune fille et il sera heureux de la retrouver, à la fin du film, défilant glorieusement sur les chars de la victoire.
L’idée d’une Europe forte et indépendante fourmille tout au long du film.
Idée encore d’actualité aujourd’hui… Ce film, ces deux films (en ajoutant « L’âge de fer »), sont intéressants à plus d’un titre !
Simon Abkarian campe un de Gaulle raide au possible ! Il est excellent dans son interprétation, où il montre parfaitement l’obstination du personnage qu’il incarne avec cette haute idée de la France et son refus de la défaite. De nombreux excellents comédiens occupent des rôles secondaires : Niels Schneider, Thierry Lhermitte…
Même en connaissant bien les événements de cette époque, il est bon de les revoir ainsi incarnés et de découvrir des faits qui nous étaient inconnus ! Il s’agit d’une part de l’histoire de France !
Caroline Boudet-Lefort
