On se souvient particulièrement de sa rétrospective à l’ARC – Musée d’Art moderne de la ville de Paris en 1983, de l’exposition de 1995 au Centre Pompidou sous le commissariat de Jean de Loisy, puis de celle de la Fondation Maeght en 2012 : « Vous êtes fou Gasiorowski, il faut vous ressaisir… ». On se souvient aussi des grandes séries de l’artiste, les Fleurs, les Chapeaux, les Amalgames, les Croûtes… et de ses facéties.
« J’ai vu partir Bonnard, Léger, Matisse, Braque, Giacometti, Calder, Miró, mon père, ces grands avec qui j’ai eu la chance de travailler, que j’ai aimés, admirés, quelque fois craints. Mais le 19 août [1986], c’est Gasiorowski qui m’a quitté, et ce n’était pas une facétie ce jour-là. J’ai perdu un frère, un complice, et le monde de l’art, un de ses grands peintres. [...] J’ai la certitude que la création de Gasiorowski trouvera totalement sa place. Je ne peux l’expliquer. De son vivant je la défendais et je continue. Ce n’est pas aisé car c’est une œuvre d’une dextérité inouïe mais dont l’auteur lutte contre ce talent ». Adrien Maeght, président de la Fondation Maeght
« Pour parler franchement, je vomis l’art moderne, plus exactement l’art « meûderne » [...] C’est mon double que j’envoie à la FIAC. Ma présence n’y est pas nécessaire. C’est la peinture, seule, qui compte, et si je me dérange, ce sera en tant que pitre. Certains peintres savent très bien parler de leur travail, moi pas ; c’est ma peinture qui parle seule [...] ». Gérard Gasiorowski
