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Fin de cet événement dans 2 mois - Date du 9 février 2026 au 14 juin 2026

La Fondation Maeght rend hommage à Gasiorowski

Jusqu’au 14 juin, la Fondation Maeght rend un hommage à Gérard Gasiorowski (1930-1986), peintre et photographe français, à l’occasion des 40 ans de sa disparition. La Fondation présentera neuf œuvres de sa collection permanente dont l’Hommage à Manet (1983), une peinture de dix mètres de long, Ida, Cosom’s, Croûte – Arc de Triomphe, ainsi que de plus petits formats comme La Ruelle ou Le Village ou encore Les Etendues qui reprend le motif de l’Homme qui marche de Giacometti… Parmi ces œuvres, neuf ont été offertes par Adrien Maeght, son complice à la Galerie Maeght, où il expose pour la première fois en 1982, comme dans la vie.

On se souvient particulièrement de sa rétrospective à l’ARC – Musée d’Art moderne de la ville de Paris en 1983, de l’exposition de 1995 au Centre Pompidou sous le commissariat de Jean de Loisy, puis de celle de la Fondation Maeght en 2012 : « Vous êtes fou Gasiorowski, il faut vous ressaisir… ». On se souvient aussi des grandes séries de l’artiste, les Fleurs, les Chapeaux, les Amalgames, les Croûtes… et de ses facéties.

« J’ai vu partir Bonnard, Léger, Matisse, Braque, Giacometti, Calder, Miró, mon père, ces grands avec qui j’ai eu la chance de travailler, que j’ai aimés, admirés, quelque fois craints. Mais le 19 août [1986], c’est Gasiorowski qui m’a quitté, et ce n’était pas une facétie ce jour-là. J’ai perdu un frère, un complice, et le monde de l’art, un de ses grands peintres. [...] J’ai la certitude que la création de Gasiorowski trouvera totalement sa place. Je ne peux l’expliquer. De son vivant je la défendais et je continue. Ce n’est pas aisé car c’est une œuvre d’une dextérité inouïe mais dont l’auteur lutte contre ce talent  ». Adrien Maeght, président de la Fondation Maeght

Gérard Gasiorowski, Hommage à Manet, 1983, acrylique sur toile, 150 x 1000 cm. Collection Fondation Marguerite et Aimé Maeght. Photo : Claude Germain © Courtesy Galerie Maeght

« Pour parler franchement, je vomis l’art moderne, plus exactement l’art « meûderne » [...] C’est mon double que j’envoie à la FIAC. Ma présence n’y est pas nécessaire. C’est la peinture, seule, qui compte, et si je me dérange, ce sera en tant que pitre. Certains peintres savent très bien parler de leur travail, moi pas ; c’est ma peinture qui parle seule [...]  ». Gérard Gasiorowski

Visuel de une (détail) Gérard Gasiorowski, La tour, Le village, La Ruelle, Arc de Triomphe - série Les Croûtes, 1970 - 1974, acrylique sur toile, 53 x 37 cm.
Collection Fondation Marguerite et Aimé Maeght. Photo Thérèse Verrat et Vincent Toussaint © Courtesy Galerie Maeght

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