Chaque visage porte un univers fragile, instable, ou, au contraire, impose sa présence
Il est le fruit de traces, de gestes, de couleurs, d’éléments graphiques stylisés qui se surajoutent : fleurs, silhouettes d’oiseaux, feuilles, signes graphiques, etc.
Ce qui frappe, c’est la liberté du geste, mais cette spontanéité n’est pas naïve : elle repose sur des décennies de pratique, sur une connaissance profonde des équilibres, des tensions, des couleurs, des formes. Tout est assumé, sans remords.
La matière peinture joue un rôle essentiel
Les couches se superposent, se heurtent, se chevauchent dans un équilibre qui se renouvelle sans cesse. Le peintre ne corrige pas, il intègre. Il compose avec ce qui surgit.
La couleur, souvent chaude (rouges profonds, terres, ocres) donne à ses tableaux une intensité charnelle. Elle porte une énergie, une tension, parfois une violence contenue. Ces visages ne sont pas paisibles : ils vibrent, ils résistent, ils existent.
Peindre, chez Maubert, n’est pas un exercice ou un travail mais une pratique quotidienne du regard et du geste, une manière d’être au monde.

