Inspirée du titre de la chanson de Serge Gainsbourg Sea, Sex and Sun, l’exposition nous emporte dans le fantasme d’une virée en bord de mer, à une époque où la révolution sexuelle bouleversait les codes, où les mœurs se transformaient, où tout semblait possible. Le sud de la France et ses plages n’étaient alors pas seulement des images de vacances, mais des échappées vers des horizons de liberté et de
transgression.
Yayoi Kusama happening,
nidentified beach,
New York, 1968
Tirage d’exposition, 25,4 x 20,3 cm
Courtesy Getty Research Institute, Los Angeles (2014.R.20), don de la Roy
Lichtenstein Foundation à la mémoire d’Harry Shunk et de János Kender
© J. Paul Getty Trust
© Harry Shunk / ADAGP, Paris, 2026
Photo : János Kender et Harry Shunk
Ici, loin des villes, dans la lumière, les couleurs et les parfums de la Méditerranée, le Pop Art révèle des facettes inédites. Il ne se nourrit plus d’objets du quotidien ou de réclames urbaines, mais de motif d’une autre dimension : le ciel, la mer, le soleil et les vacances. Tout en célébrant leur intégration dans la société de consommation, le Pop Art fait aussi surgir de ces paysages et de ces scènes estivales une sensualité et une intensité nouvelles, parfois même cosmiques.
Derrière l’exaltation portée par les pionniers du Pop Art, comme par celles et ceux qui s’en inspirent aujourd’hui, affleure la conscience d’un paradis éphémère, avec ses artifices et ses désillusions. L’hédonisme sans entraves – notamment dans des
lieux de vacances aujourd’hui saturés et fragilisés par la surconsommation – fait face à ses conséquences et n’a plus tout à fait la même saveur.
Quel souffle et quel élan l’esprit Pop peut-il encore donner ?
Rassemblant près de 80 œuvres – dont 15 issues de la collection Carmignac – Sea, Pop & Sun, sous le commissariat de Dieter Buchhart et Anna Karina Hofbauer, fait dialoguer des icônes du Pop Art comme Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Marjorie
Strider, Evelyne Axell ou Martial Raysse, avec des artistes contemporains qui prolongent ou interrogent ce mouvement, comme Derrick Adams, Cosima von Bonin ou Judy Chicago. L’artiste Théo Mercier investira l’espace central situé sous le plafond d’eau avec une sculpture monumentale inédite, réalisée spécifiquement dans le cadre de l’exposition.
vivre éclatante, conscient de ses contradictions, mais toujours animé par le même désir de liberté.

