Pascal Mono, de sa voix chaude et sexy, nous donne envie de danser sur le groove de « Dancing » ou « Face to Fear » et de s’émouvoir sur « Neverending End » ou encore « Slow Train ». A noter une excellente reprise de « Me & The Devil », le fameux titre de Robert Johnson revisité. Mâtiné de Gospel, « HEALING FIRE » c’est le feu, mais c’est le feu qui guérit.
Mono se souviendra longtemps de son périple de plus d’un mois dans le Nord-Ouest américain en plein mois de décembre, avec sa guitare en bandoulière, sa Stomp Box (mini grosse caisse) et son carnet d’écriture, par moins 5 degrés… Coaché « à l’américaine » par un ami marin également (Josh Pennell), il se produira sur toutes les petites scènes de la ville de Jimi Hendrix, et ceux pour une tournée de 33 dates. Il y rencontrera un certain succès avec un florilège de titres de Chris Cornell et de compos en français mais aussi de son album précédent : « Dusty Nations ».
« Healing Fire »
Le titre du dernier –« Healing Fire »- semble avoir été inspiré par des « Native americans » qu’il rencontrera pendant son périple en solitaire et lui rappelleront sans le savoir, que le monde est vaste. Même à l’intérieur du Comté de Washington…
Ce 5ème opus est réalisé en étroite collaboration avec Stephan Blaëss, son réalisateur et ami de toujours, pour la quatrième fois aux manettes. (cf. « Rouge Nuit », 2009/Ndh, « Latitude 43, 2013/Ndh et « Dusty Nations », 2018/Inland).
En digne ex-assistant de Brian Eno (David Bowie, U2), fort de ses expériences tant africaines (Féla Kuti, Ghettoblaster) que de son expérience avec Jimmy Page et Robert Plant de Led Zeppelin au moment de leur grand retour avec « No Quarter », Blaëss va aider Mono à tenir le cap de ce nouvel album. Produit « à l’américaine » aux Sound Station Studios du 109 chez MBad (P.Paradis), c’est-à-dire avec une précision et une exigence toute spéciale portée sur les mélodies de Mono et de leurs mises en place. « Healing Fire » bénéficie aussi des talents d’arrangeur de Blaëss qui y voulut inclure des chants Gospel, des cordes et des claviers savamment dosés, le tout à partir des maquettes du Jack Straw Studio (North-East Seattle) que Pascal avait déjà commencé d’enregistrer, finissant son écriture…
L’artiste se réinvente sur les chemins du groove et de la musique noire sans jamais renier l’auteur de ses albums précédents, ni de « Ma Bohème » ou de « Mercedes Benz » de Janis Joplin qu’il porte en fétiche depuis ses débuts dans les rues de Nice, jusqu’à aller exploser la scène de « Starac » un certain 03 janvier 2026 en dédicace à son ami Christophe Pinna.
Vous avez dit sacré ?

