Mikael Chirinian raconte donc à toute berzingue la cavale de Josef Mengele en Amérique du Sud où il a du fuir de pays en pays pour brouiller les pistes.
Médecin à Auschwitz, Josef Mengele est responsable de la mort de 400 000 personnes qu’il a envoyé dans les chambres à gaz, mais il estime n’avoir fait que son devoir. Cependant il panique lors de l’exécution d’Eichman. Il sait que le suivant sur la liste c’est lui, Mengele.
Sur scène, le décor est sobre. Sur le mur une multitude de cadres avec de nombreuses photos. Et sur le devant de la scène l’acteur qui débite son texte très vite comme s’il voulait s’en débarrasser, comme si raconter de telles horreurs devait être débitées rapidement…
Pourtant Josef Mengele raconte avoir été soutenu dans sa cavale par sa famille et des amis. Mais là, c’est son fils Rolf qui est venu le voir et qui le juge. Pourra-t-il le faire revenir sur les crimes infâmes qu’il a commis ?
Mais Mengele estime n’avoir fait que son devoir, son « travail », tandis que les chambres à gaz fonctionnaient « à fond la caisse »…
En Argentine, il a d’ailleurs pu obtenir, en 1956, un passeport à son nom Mengele. Il avait un appartement spacieux. Il avait aussi l’argent, la liberté, le succès… Personne n’était là pour l’arrêter dans sa course ! L’Argentine est alors en plein boum et l’ancien nazi se lance dans le tourisme. Personne ne s’oppose …
Son fils ne voit pas « les choses » comme lui et il aimerait entendre, de la part de son père, des regrets, des remords qui ne viendront pas…
Pour finir, le corps de Josef Mengele sera retrouvé sur une plage du Brésil où il est mort, libre.
Caroline Boudet-Lefort
Représentations
vendredi 3 avril 2026 à 21h
samedi 4 avril 2026 à 21h
Pour réserver en ligne c’est sur le site
