Bien sûr, les spectateurs ont vite reconnu Donald Trump, d’autant que des détails le soulignent en le présentant même avec sa casquette rouge, et sur un tapis ovale identique à la forme de son fameux bureau. L’ironie est partout et le public ne peut qu’en rire, même si la caricature est évitée dans le jeu de l’excellent comédien André Marcon !
Toute la distribution est parfaite : on retrouve les habitués des mises en scène de Daniel Benoin : Paulo Correia, Gaële Boghossian, Clément Althaus, Paul Charièras et quelques autres. Sans qu’ils soient caricaturés, on peut reconnaître chacun de l’entourage de Trump.
Les décors (signé Christophe Pitoiset et Daniel Benoin) sont splendides et la vidéo de Paulo Correia est exceptionnelle : il est toujours talentueux, mais il s’est dépassé avec des effets de mise en scène, telle l’eau de mer qui semble éclabousser les spectateurs des premiers rangs de la salle.
Jarry porte un regard sur l’ensemble de la société
Son personnage d’Ubu, désireux de prendre le trône du Roi de Pologne, réalise un coup d’Etat. Il élimine tous ceux qui le dérangent. Ainsi le comportement de Trump face aux notables d’Iran, on peut ainsi voir que les procédés sont les mêmes. Cela se passe de façon aussi radicale dans l’actualité d’aujourd’hui au Moyen-Orient.
Est-ce vraiment drôle ? Dans la réalité, certes non ! Mais au théâtre oui, et le public peut rire allégrement de cette caricature et de cette satire de la tyrannie !
Vraiment le choix de monter cette pièce aujourd’hui - et ainsi – est une idée géniale !
Caroline Boudet-Lefort
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